14.02.2010
Un carnaval à Loèche-Les-Bains
Genève a vécu un week-end de grisaille alors que le haut du Valais a flirté avec le froid sous un soleil magnifique. De passage à Loèche-Les-Bains je suis tombé sur un Carnaval qui va s’achever le mardi 16 février vers minuit. Les organisateurs vont brûler une fausse sorcière sur la place du village pour conjurer le mauvais sort et clôturer un Carnaval haut en couleur qui a drainé la foule depuis le 11 février. Pendant ce week-end le public a afflué de France, de l’Italie et de Russie. Il y a eu même quelques touristes suisses. Voici en photos les quelques heures de mon passage à Lokerbad (Loèche-Les-Bains pour les francophones).




















21:57 Publié dans Genève, valais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : valais, carnaval, loèche-les-bains
08.02.2010
Une heure à Albinen
A six kilomètres de Loèche-Les-Bains, un petit village émerge au milieu de nulle part. Le chemin d’accès est difficile. Route à double sens et sur certains tronçons elle devient un sens unique. Les automobilistes jonglent avec l’espace mais conduisent avec dextérité. Ceux qui sont les plus engagés ont la priorité. Les autres doivent utiliser la marche arrière. Ils n’ont pas le choix. La montagne ne pardonne pas. Et la route sinueuse et étroite par endroit vient rappeler aux conducteurs le devoir de la priorité et les règles du savoir conduire. Comment mesure-t-on la priorité? Au poids et à l’oeil nu pardi! Un bus passe avant une voiture. Et les voitures entre elles se valent. Pour résumer, il n’y a que le bus qui inspire le respect et impose la marche arrière.
Le village s’appelle Albinen. L’architecture est pittoresque. Les maisons s’enlacent entre elles...histoire de rester au chaud pendant l’hiver et solidaires pour accueillir la chaleur de l’été.
J’ai visité ce village "fantôme" dimanche encore à l’heure du déjeuner. Pas âme qui vive. J’ai compté quatre chats apprivoisés déambulant sans but, surpris mais blasés de rencontrer un touriste perdu dans les dédales des maisons où aucun bruit ne vient perturber le silence des lieux. Ils sont où les habitants d’Albinen? Au ski à Torrent? Entrain de faire la grasse matinée ou la sieste? Aux thermes de Loèche-Les-Bains? Je vois un grand I comme information touristique sur la porte d’une demeure. Je vais enfin éclaircir ce mystère. Que nenni! Le dit office n’officie qu’une heure durant quatre jours par semaine donc je suis hors limite d’horaire et de jour. Encore une indication: “un musée” s’annonce au beau milieu du village, dans un vieux petit moulin. L'horaire d'ouverture hebdomadaire: le vendredi de 14h00 à 17h00. C'est bon à savoir. Je transmets de ce pas le message à qui voudrait un jour faire une cure de repos et de silence à Albinen qui compte aussi un hôtel**, quelques pensions et restaurants. Et si vous arrivez à percer le mystère de ce village "fantôme", faites-moi signe. A quelques kilomètres de là une station de ski accueille la hord
e de skieurs dans un désordre joyeux. Le parking est comme un accordéon. Extensible à souhait. Et pour ceux qui ne veulent pas utiliser leurs 4 roues, des bus font la navette gratuitement entre Albinen, Loèche, loèche-les bains et Torrent. Malgré le froid, des téméraires bronzent sur la terrasse du seul restaurant de la station. Une pause ski que certains agrémentent selon l'envie de l'heure par un verre, un en-cas ou un repas. Je ne suis pas resté une journée à Albinen à cause de ses "fantômes". On sent la présence humaine: voitures en stationnement, du linge qui sèche à l'air et au soleil, des cheminées qui fonctionnent à plein régime, mais le bipède est introuvable. Albinen, un village sans âme? Pas si sûr. Ce n'est pas en une heure qu'on peut découvrir un village aussi petit soit-il. Je suis tenté d'y revenir un autre jour pour être fixé sur l'humain. Voilà une répétition: avec mon AG...
Première parution de cette note dans mon blog PLANETE PHOTOS le 28 décembre 2009
00:29 Publié dans valais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : albinen, torrent, leukerbad
Une journée à Nendaz
En car postal et à une quarantaine de minutes de la ville d’FC Sion se trouve les villages Basse et Haute Nendaz et au terminus Nendaz. Je laisse de côté le haut et le bas pour vous parler du centre du valais. Oui Nendaz est au centre de mon reportage et du Valais bien entendu. Une journée passée dans un grand village impersonnel à moins de six degrés. Un accueil glacial. Mes dents claquent encore et mon parka Mamout acheté soldé à 20% à Berne il y a trois jours ne m’a pas suffisamment protégé. Une grande station de ski, un paradis pour les amateurs de la poudre blanche pas celle qu’on sniffe, celle pour laquelle on prend la route des vacances. A 15 kilomètres de Sion, Nendaz offre 412 km de pistes skiables. Qui dit mieux ? La ville est très touristique, sans cachet et surtout énormément bétonné avec un style genre grand immeuble mi-chalet mi-béton. Quelques statuettes et œuvres en bois d’une mauvaise inspiration balafrent les lieux.
Suisse tourisme à Nendaz fonctionne ce samedi, voilà une bonne nouvelle. Des pizzérias à la pelle. Des restaurants typiquement suisses presque rares. La Coop et la Migros se disputent le marché de la grande distribution à 1400 mètres d’altitude. Les autres brillent par leur absence. Qui s’en plaindra ? Des magasins de sports et des boutiques de vente de produits du terroir complètent le paysage commercial de Nendaz. Parlant des produits du pays, j’ai fait quelques emplettes dans un magasin bien en vue. Une mignonette d’abricotine de 5 cl à chf 12.-, deux petits pots miniatures de confitures d’abricot, à chf. 13.-, un petit pain de seigle avec des morceaux d'abricots également à chf. 5.- un livre Portrait des Valaisans de Maurice Chappaz sans abricot évidemment à ch. 18.-. J’ai payé chf. 49.- Et j’ai gagné à la sortie un petit cadeau : quatre poires bien portantes et une petite boite de chocolat (32 grammes) dont la date de validité s’est échue le 31 décembre 2009. Ça ne s’invente pas ! Le retour est quelque peu chaotique. Un bus plein à craquer et le chauffeur confond la route avec une piste de ski. C’est un mauvais skieur ! Arrivée à la gare de Sion, j’ai marqué un stop dans un bistrot histoire de me remettre de cette épreuve de ski "nendazienne" perdue par un chauffard de la poste. Deux Fendants après, je suis de nouveau dans le train nommé "rentrée".











00:28 Publié dans valais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nendaz, sion, valais

